Coparentalité : ses avantages et ses inconvénients
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La coparentalité, c’est élever son enfant avec un ou plusieurs co-parents sans être en couple, et dans la plupart des cas, sans vivre sous le même toit. C’est aussi partager l’autorité parentale et donc les droits et les devoirs vis-à-vis de l’enfant.

Lorsque l’on est un couple LGBT ou une personne célibataire et que l’on veut devenir père ou mère, faire un bébé avec un co-parent permet enfin de réaliser son désir d’enfant. La coparentalité est une option intéressante qui a son lot d’avantages mais aussi d’inconvénients, à l’instar d’autres formes de parentalité plus classiques.

Vous souhaitez peser le pour et le contre avant de vous lancer ? Ou vous hésitez entre la coparentalité, l’adoption ou faire un bébé seul(e) grâce à un don de gamète ? Pour vous aider à y voir plus clair et faire votre choix, nous avons dressé pour vous une liste des inconvénients et des avantages de la coparentalité.

Les avantages de la coparentalité

L’enfant connaît ses origines

L’enfant grandit en connaissant ses origines et chacun de ses parents biologiques, ce qui ne sera pas le cas si vous avez recours à un don de gamète en France (anonyme) ou si vous adoptez. Grâce à la coparentalité, les parents biologiques participent tous deux à l’éducation de leur enfant et se partagent l’autorité parentale. L’enfant grandit auprès de ses parents qui l’aiment, ce qui l’aide à se sentir protégé et en sécurité.

Pas de contraintes légales ou administratives

Faire un enfant avec un co-parent n’engendre pas de contraintes légales ou administratives, contrairement à l’adoption ou au don de gamète. Les coparents s’arrangent directement entre eux.

Une relation basée sur le respect

Puisque la coparentalité est une forme de parentalité platonique, les conflits et les déchirements liés à une séparation ou un divorce éventuel – qui affectent lourdement les enfants – sont évités. Les co-parents qui se sont choisis se respectent et se soutiennent mutuellement. Il n’y a pas de sentiments amoureux mais une amitié parfois très profonde entre les co-parents.

Un projet parental mûrement réfléchi

Fonder une famille coparentale est le fruit d’une réflexion approfondie. L’enfant né a été fortement désiré et est au centre des toutes les décisions. C’est un projet mûrement réfléchi et en aucun cas une décision prise à la légère.

Il faut d’ailleurs parfois des mois voire des années de recherche avant de trouver le co-parent idéal avec qui élever l’enfant dans des conditions idéales. Les coparents mettent tout en œuvre pour créer un foyer rempli d’amour et cela bien avant la naissance de leur bout de chou.

Plus d’entraide, plus d’amour !

Lorsqu’il y a plusieurs coparents (par exemple un couple de femmes et un couple d’hommes), l’organisation de la vie quotidienne est plus facile à gérer. Avec 3 ou 4 parents, il est bien plus aisé de concilier vie professionnelle et vie familiale. Les parents ne sont pas seuls à élever leur enfant, ils s’entraident, se soutiennent et l’enfant est bien entouré. Finalement, famille pluriparentale veut aussi dire plus de soutien et plus d’amour !

Quels sont les inconvénients de la coparentalité ?

Eloignement géographique

Partager la garde de l’enfant implique des trajets plus ou moins longs entre les deux maisons. Ce temps passé dans la voiture ou les transports signifie pour votre petit moins de temps consacré à d’autres activités plus utiles ou agréables. C’est aussi fatiguant pour lui ou elle. D’où l’importance de vivre à proximité, si possible dans la même ville voire le même quartier.

Le temps passé avec l’enfant est réduit

Le temps passé avec l’enfant est partagé et donc divisé. Quel que soit le mode de garde choisi, l’enfant voit ses parents moins souvent que dans une famille où tout le monde vit ensemble.

Une organisation parfois plus compliquée

Tout d’abord, élever un enfant dans deux foyers différents implique d’acheter de nombreux articles en double (lit, bureau, armoire, étagères, etc.).

De plus, quand on vit dans deux maisons distinctes, il peut être difficile de prendre des décisions communes concernant l’enfant. Certes, nous vivons à l’heure des smartphones et du Wifi, mais on n’a pas toujours le temps ni l’envie de pianoter sur son clavier à chaque prise de décision. Il faut aussi arranger les visites, s’entendre sur les règles de vie à la maison et adapter régulièrement le mode de garde au fur et à mesure que l’enfant grandit.

Le jugement des autres

Vous en avez peut-être déjà fait les frais en exposant votre projet de parentalité à vos proches ou collègues : certaines personnes ne comprennent pas votre décision ou font les gros yeux. D’autres ont mêmes des réactions bien plus virulentes. Lorsque l’on choisit cette forme de parentalité relativement récente, le regard des autres, les questions déplacées et leurs jugements peuvent être difficiles à supporter.

Parent légal, parent social

Dans une famille coparentale, seule la mère et le père biologique sont reconnus comme étant les parents légaux de l’enfant. Les partenaires des parents biologiques qui ont pourtant participé au projet parental n’ont pas légalement de droits vis-à-vis de l’enfant. On les appelle les parents sociaux.

Toutefois, si l’un des parents est marié avec un parent légal, il est alors possible d’adopter l’enfant (adoption simple), à condition que celui-ci obtienne le consentement de chacun des parents légaux. L’enfant aura donc trois liens de filiation légaux.