Être mère porteuse dans le monde : un statut variable et incertain
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Quels sont les pays qui les acceptent ? Quels sont ceux qui les punissent ? Être une mère porteuse dans le monde ne revêt pas toujours les mêmes caractéristiques et sa légitimité varie considérablement d’un État à l’autre.

En France, la loi bioéthique de 1994 prohibe clairement la gestation pour autrui. L’acte est d’ailleurs considéré comme un délit, puisqu’il est passible de trois ans d’emprisonnement et de 45 000 euros d’amende. Afin de contourner les interdictions autour des mères porteuses, beaucoup de Français cherchent à savoir quels sont les pays qui les acceptent.

Or, en Europe, le positionnement sur la question est très varié. L’Allemagne, l’Italie, la Suisse ou encore l’Espagne adoptent une posture similaire à la nôtre et interdisent formellement le recours à une mère porteuse. Par contre, la Grèce et le Royaume-Uni autorisent clairement et légalement la pratique. D’autres, comme la Belgique et les Pays-Bas, se contentent de la tolérer, ce qui ne facilite pas toujours les démarches administratives des parents concernés. En effet, parfois mal encadrée, la gestation pour autrui peut connaître des issues compliquées, notamment lorsque la maman refuse finalement de livrer son enfant au couple demandeur.

L’ambiguïté du statut de mère porteuse dans le monde existe aussi sur le sol américain. De ce fait, certaines nations peinent à se mettre d’accord et leur structure fédérale engendre des difficultés. Au Canada ou aux États-Unis, aucune loi générale n’est établie : le recours à la gestation pour autrui est autorisé, toléré ou parfois interdit selon la législation des différentes provinces.