Technique ancienne et très utilisée dans le cadre de la procréation médicalement assistée, l’insémination artificielle intervient en cas d’infertilité du couple. Elle consiste à apporter le sperme directement dans l’utérus de la femme dans le cadre d’un examen gynécologique. De nombreux couples y ont recours afin de pallier les difficultés de procréation naturelle qu’ils rencontrent. Parmi toutes les tentatives, quel est le réel taux de réussite ? Coparents vous dit tout dans cet article.

Biologiste se réjouissant d'une FIV réussie

Le taux de réussite de l’insémination artificielle avec sperme du conjoint

L’insémination artificielle avec le sperme du conjoint est indiquée dans certaines situations, notamment quand les spermatozoïdes de l’époux ont des difficultés pour atteindre l’utérus. Il peut s’agir d’une impuissance ou d’une qualité médiocre du sperme. Cette technique peut aussi être utilisée dans le cas de dysfonctionnement d’ordre ovulatoires ou bien de difficultés fonctionnelles ou anatomiques du col de l’utérus.

Quel est le taux de réussite de l’insémination artificielle intra-conjugale ? Cette technique généralement pratiquée avant 40 ans, offre des taux de réussite relativement faibles pour une première tentative mais qui augmentent sensiblement au bout de la seconde, voire troisième tentative. Les chances de réussite dépendent également pour beaucoup de l’âge de la receveuse. Ainsi, après une première tentative, les chances de réussite sont les suivantes :

  • moins de 35 ans : 16 %
  • de 35 ans à 37 ans : 16 %
  • entre 38 et 40 ans : 14 %
  • plus de 40 ans : 5 %

Le taux de réussite de l’insémination artificielle avec sperme d’un donneur

Cette technique d’insémination artificielle offre de plus grandes possibilités de réussite. Pour la femme qui reçoit le sperme du donneur, cela lui permet de tomber enceinte plus rapidement puisque l’échantillon de sperme provient d’un donneur anonyme ayant au préalable fait l’objet d’une étude approfondie. Les risques de devoir recommencer avec d’autres tentatives sont donc plus faibles.

Cette technique artificielle avec don de sperme consiste à placer des spermatozoïdes provenant d’un donneur anonyme s’étant au préalable adressé à une banque de sperme. Cette technique est efficace puisque l’échantillon provient d’un homme sain remplissant les conditions préalables afin de rendre l’expérience la plus optimale possible, tant en termes de quantité que de qualité des spermatozoïdes.

Les chances de réussite pour l’insémination artificielle avec le sperme d’un tiers donneur sont les suivantes :

  • femme âgée de moins de 35 ans : chance de réussite de 28 % pour la première tentative, 48 % dans une seconde tentative et jusqu’à 63 % dans le cas d’une troisième tentative
  • femme âgée entre 35 et 37 ans : chance de réussite égale à 25 % pour la première tentative
  • femme âgée entre 38 et 40 ans : réussite à 20 % pour la première tentative
  • femme âgée de plus de 40 ans : réussite à 9 %

Chance de réussite de l’insémination artificielle et fécondation in vitro

En France, on estime que le taux de réussite globale de l’insémination artificielle, toutes techniques confondues, est égale à 12 %, ce qui est relativement peu. Cependant, ce taux augmente si l’insémination est cumulée à 6 cycles complets. Le taux de réussite grimpe alors à 50 % environ et est bien entendu plus élevé si la femme qui reçoit les spermatozoïdes est âgée de moins de 35 ans au moment de l’insémination. En règle générale, le médecin qui s’occupe du dossier d’insémination analyse la situation, notamment au regard des antécédents du couple et de l’âge de la patiente. Trois cycles sont en principe proposés et peuvent aller jusqu’à 6 au maximum. Le professionnel de santé ne proposera pas davantage de cycles.

Il est à noter que passés 37 ans, choisir l’insémination artificielle n’est pas toujours une solution adaptée, notamment en raison de la baisse du taux de réussite. Nombreux sont les centres de PMA à proposer alors une fécondation in vitro (FIV) plutôt qu’une insémination artificielle qui a moins de chances de réussir. De la même manière, si les 6 cycles réalisés dans le cadre de l’insémination ont tous donné lieu à des échecs, une FIV est proposée pour assurer la fécondance des gamètes disponibles.

En comparaison avec l’insémination artificielle, on considère que la réussite d’une fécondation in vitro est de 20 % à 24 % par cycle en moyenne, selon les statistiques fournies par l’Agence de Biomédecine. De manière évidente, tous les embryons implantés dans l’utérus de la patiente ne donneront pas naissance à un fœtus. Au contraire, il peut arriver que cette technique entraîne des naissances gémellaires, dans 22 % des cas.