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C’est un fait, le nombre de dons de sperme est orienté à la baisse. En 2012, on ne recensait que 358 personnes. Cette problématique engendre des délais d’attente de plus en plus longs pour les couples. En cause : la remise en question de l’anonymat.

Les CECOS – Centre d’Etude et de Conservation des Oeufs et du Sperme – s’inquiètent vivement du manque de dons, en France. Pourtant, ils fêtent cette année leurs 40 ans d’existence et les 50 000 Français (de moins de 40 ans) conçus, grâce à l’insémination artificielle. En 2012, les volontaires n’étaient plus que 358, alors qu’en 2009 ils étaient 545. Les temps d’attente pour les couples sont maintenant décuplés. Par exemple, l’hôpital Cochin, à Paris, demande jusqu’à 15 mois de patience. A Lyon, le CHU ne dénombre qu’une petite dizaine de don de sperme, pour environ 300 couples.

Les causes de cette baisse significative sont sociales. D’une part, les campagnes pour le don de sperme sont trop discrètes et ne circulent essentiellement que sur la toile. Elles seraient également trop irrégulières. D’autre part, les débats reprennent vivement à propos des lois de bioéthique, concernant, notamment, la question de l’anonymat des donneurs. Des associations réclament sa levée, consécutivement aux témoignages d’enfants nés du don et voulant connaître leur géniteur. Cette question inquiète les donneurs et les freine dans leur démarche. Autre constat plus grave, le mariage pour tous gênerait également une poignée de donneurs de sperme, même si la loi ne parle toujours pas du volet sur la procréation des couples homosexuels.